‘Nous voulons contribuer à faire renaître les pratiques agricoles naturelles', Armel Lakaza

‘Nous voulons contribuer à faire renaître les pratiques agricoles naturelles',  Armel Lakaza
Armel Lakaza

Le journaliste Armel Lakaza expérimente la culture du sésame bio dans la préfecture de la Binah. Son objectif est de montrer qu'on peut réussir cette culture dans la localité. Au micro de Nzaranews, le CEO de Lakaza Agro Sarl nous livre les secrets de cette expérimentation et la raison de son choix pour l'agriculture bio.

Nzaranews: Depuis quand avez-vous commencez cette expérimentation du bio?

 

Armel Lakaza: Nous avons commencé l'expérimentation du sésame bio l'année dernière ( en 2020) dans la préfecture de la Binah. Mais le semis était un peu tardif et la pluviométrie avait cessé trop tôt et on n'avait rien pu récolter. On a poursuivi cette année. On voit que le sésame peut bien réussir dans la Binah.

 

Pourquoi avez-vous décidez de faire du bio?

Au temps de nos grands parents et récemment, on pratiquait une agriculture bio avec les engrais organiques de l'élevage domestique et le fumier dans les champs. Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui avec des engrais chimiques. Les pesticides et les herbicides venant notamment du Ghana et ailleurs des autres pays ont envahi les esprits et les champs. Des engrais chimiques prennent place avec toutes les conséquences alimentaires qu'on connaît. Nous voulons contribuer à faire renaître les pratiques agricoles naturelles respectables de la biodiversité et de la restoration du sol.

 

Faire du bio ne vous fait-il pas plus dépensez que la culture ordinaire?

Il va falloir faire un sacrifice  pour le bio. Je crois que si tout le monde va vers le bio, la pratique agricole pour le bio sera facile, c'est ce que nous voulons que les gens comprennent. Et tout le monde consommera sainement bio.

 

Pourquoi les sésames ?

Nous avons opté de l'expérimenter dans la préfecture de la Binah parce-qu'il n' y est pas cultivé. Or, le sésame est très rentable dans la commercialisation et le Togo n'en produit pas assez. On le cultive que dans la région des Savanes et à l'ouest de la région de la Kara vers le Ghana. Cela pourra aider les agriculteurs non seulement à se faire du revenu, cela leur permet aussi d'alterner leur culture et rendre le sol fertile.

 

Quels sont les résultats que vous attendez de cette expérimentation?

Nous nous sommes rendu compte que le sésame réussi bien dans le milieu. C'est déjà une grande satisfaction de l'introduire dans la pratique agricole du milieu. Maintenant, nous espérons que nombreux agriculteurs trouveront l'intérêt à le cultiver. Cela pourra aider à réduire la pauvreté, parce-que la majeure partie de la population est pauvre.

 

Vous êtes combien de personnes à expérimenter cette culture bio sur ce projet?

Pour l'instant, nous sommes seuls dans le milieu.

 

Dans combien de temps aurez vous les résultats escomptés?

Maintenant que nous avons trouvé que ça réussît bien, nous fixons l'objectif de fournir des semences à qui voudra essayer. Progressivement, d'ici cinq (5) ans, nous pensons que tous les agriculteurs de la Binah pourrons l'introduire pleinement dans leur culture.

 

Un journaliste qui décide de faire de l'agriculture bio, pourquoi ce choix?

C'est un engagement que nous nous donnons en vue de contribuer à modifier les pratiques culturales pour une agriculture saine sans pesticides , ni herbicides vers une alimentation saine. Nous estimons qu’un journaliste, c'est aussi celui qui donne l'exemple.