Togo: L’importance du secteur rizicole togolais au centre des échanges à la Foire Adjafi

Togo: L’importance du secteur rizicole togolais au centre des échanges à la Foire Adjafi
Le Riz bio togolais

La foire Adjafi vient de refermer ses portes à Agoenyivé (dans la banlieue Nord de Lomé la capitale togolaise. À travers une caravane, les organisateurs de la manifestation ont initié des journées de promotion du riz togolais.

Plusieurs acteurs du secteur riz local étaient au rendez-vous de ces journées de promotion, marquées par des échanges entre des spécialistes faisant partie d’un panel sur le thème « la compétitivité du riz togolais sur le marché national et international, le défi lié au conditionnement et à l’emballage ». Le panel a rassemblé des acteurs intervenant dans la promotion du riz togolais et des responsables du ministère de l’Agriculture et celui du Commerce.

La rencontre visait à permettre aux promoteurs du riz togolais de découvrir les opportunités, et de faire en sorte que les aux consommateurs connaissent les raisons qui exigent la consommation de cette céréale.

Troisième aliment le plus consommé au Togo

Le riz figure parmi les produits les plus cultivés dans le monde. Il est le troisième aliment le plus consommé au Togo, après le maïs et le sorgho. Ce qui a poussé les autorités publiques à prendre des initiatives telles que la mise en place d’une "Stratégie nationale du développement de la riziculture". Celle-ci vise l’augmentation des surfaces cultivables et l’amélioration de la qualité et la quantité de production pour mieux satisfaire la demande, et surtout permettre la limitation sur les importations du riz.

Les productions dans la filière du riz se situent actuellement à 160 000 tonnes par an. En 2018, la production était de 145 000 tonnes. L’année qui a suivi, elle a augmenté de 2 000 tonnes, soit 147 000 tonnes. En 2020, elle a atteint 153 000 tonnes, ce qui indique une augmentation de 4% par rapport à 2019.

 

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A l’horizon 2030, grâce aux moyens déjà en place, le Togo compte rehausser le niveau des productions avec par exemple un investissement de près de 987 milliards de francs CFA. Les ambitions greffées à cet élan d’amélioration des conditions de vie des riziculteurs sont multiples.

Rendre compétitif le riz togolais

Sur la place de la foire, les panélistes ont fait l’état des lieux de la filière rizicole togolaise, avec les activités de terrain, avant de porter leurs réflexions sur la manière de rendre compétitif le riz togolais sur le marché national et international. L’occasion a permis aux représentants des secteurs publics et privés de trouver quelques pistes de solutions aux problèmes liés à la recherche de marchés.

Les représentants du gouvernement ont souligné que le secteur riz est un secteur prioritaire pour le Togo. « C’est pourquoi, il a institué un cadre et un règlement qui encadre la production, la commercialisation et l’importation de riz », ont-ils affirmé, en invitant les producteurs à « respecter les normes établies » pour l’importation de leur produit.

Les divers acteurs reconnaissent que le riz togolais est véritablement concurrencé sur le terrain par les variétés de riz importés mais, disent-ils, « malgré cette concurrence, les acteurs ont leurs recettes qui font amènent le togolais à s’intéresser au riz local. C’est le cas du riz de Kovié (cultivé dans la préfecture de Zio). Déjà le simple fait d’identifier une variété de riz à une localité de chez nous, témoigne de l’intérêt que nous avons pour cette culture », signifient ces responsables de divers horizons.

 

Des impératifs à honorer

Le problème crucial évoqué par les acteurs commerciaux tourne reste la question d’emballage et de financement. Pour les rassurer le représentant du ministère de l’agriculture a affirmé que des structures de fabrication d’emballages sont en cours d’installation dans le pays et que « des dispositions sont en train d’être mises en place par le gouvernement pour protéger le riz local avec le concours de l’institut national de la productivité ».

Pour augmenter la production annuelle du riz, le Togo a misé sur un mécanisme dénommé la "Stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR)" en 2010. À travers cette structure, des organismes de financements de l’agriculture en général et de la filière du riz en particulier ont été créés.

Le projet estimé à plus de 22 millions de dollars US a consacré 24% au riz.