Togo : 50 associations villageoises d’épargne et de crédit pour renforcer la résilience des communautés dans la région des Savanes

Togo : 50 associations villageoises d’épargne et de crédit pour renforcer la résilience des communautés dans la région des Savanes
les associations villageoises d'épargne et de crédit se multiplient dans les savanes

Des techniciens de l’Institut de conseil et d’appui technique (ICAT) et leurs homologues de la Croix-Rouge des Savanes ont été admis à la pratique d’implantation des caisses villageoises d’épargne et de crédit dans leur région. C’est à l’issu d’un atelier organisé les 10 et 11 octobre 2022 à Dapaong (préfecture de Tône), dans le cadre du projet de renforcement de la résilience des communautés de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

La trentaine de techniciens de l’ICAT et de la Croix-Rouge initiés au cours de l’atelier de Dapaong, sont désormais aptes à mettre en place des caisses villageoises d’épargne et de crédit, à partir de groupes de femmes ou d’hommes dans la région des Savanes. Les concernés ont appris à mettre en œuvre la méthodologie de la FAO qui renforce la résilience des communautés de base.

Ayant bénéficié d’un fonds dédié aux objectifs de développement durable, l’organisme onusien a donc choisi de collaborer étroitement avec les structures averties précitées, pour l’implantation d’associations villageoises d’épargne et de crédit dans la région des Savanes, où l'incidence de pauvreté est la plus élevée (65,1%) au Togo (INSEED- 2018-2019).

Trois étapes à suivre

La première démarche est celle qui organise un groupe de femmes ou d’hommes qui apprennent les contours de la méthodologie précitée. « On leur montre comment on débute, s’organise, les règles du jeu, la procédure pour avoir un cycle de six mois de cotisation entre les membres qui s’octroient des prêts qu’ils vont rembourser tout en maintenant la même période pour avoir de la liquidité au sein du groupe, sans passer par les microcrédits ou les banques », explique Oyétundé DJIWA, chargé de programme à FAO-Togo.

Une fois que le groupe fonctionne sur cette base d’épargne et de crédit, il y a deux autres étapes à observer, fait savoir Oyétundé DJIWA : « comme ce sont des groupes, soit de maraichers, de producteurs de céréales, de riz ou de transformateurs de produits agricoles, l’on ajoute un volet technique pour leur permettre de maitriser l’activité pour pouvoir gagner de l’argent et cotiser ».

Ce volet est confié à l’Institut de conseils et d’appui technique, pour faire en sorte que ceux qui font le maraichage, le riz, le maïs puissent avoir les notions nécessaires pour améliorer les techniques de production, et augmenter ainsi la productivité de leur travail.

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La Croix-Rouge de son côté saura aider les différents groupes à disposer des "clubs d’écoute", qui devront se retrouver périodiquement et régulièrement, pour discuter des thèmes d’actualité, comme la violence conjugale, la nutrition des enfants, l’extrémisme violent.

 

Sensibiliser et dynamiser les groupes

Toutes ces activités permettront de réaliser/enregistrer des émissions radiophoniques destinées à l’écoute dans les groupes, afin de susciter un débat autour des thèmes ciblées. Cette technique devra donner de la vitalité aux divers groupes, renforcer leur éveil et l’écoute de la communication, pour essayer de trouver ensemble des solutions à leurs problèmes communs, tout en renforçant leurs capacités techniques dans les activités agricoles qu’ils mènent. 

L’autre aspect des méthodologies permet aux membres de clubs d’écoute de cotiser pour la caisse de résilience.

L’ICAT et la Croix-Rouge devront identifier, d’ici à mi-novembre 2022 les cinquante (50) groupes dans la région des Savanes, pour une formation appropriée. Histoire de voir ces groupes assimiler l’approche des méthodes prescrites, avant d’être mis en place fin décembre 2022, au plus tard.