'L’harmattan détruit les plants de maïs'

'L’harmattan détruit les plants de maïs'
Gabriel Zotépé dans son champs

Le Togo est balayé en cette période par un vent chaud et sec. Moins présent il y a quelques années dans la capitale, l’harmattan a surpris plus d’un à Lomé cette année. Depuis quelques jours, ce vent change les habitudes des Togolais. Les cultivateurs ne sont pas épargnés.

Gabriel Zotépé est cultivateur à Sanguera, localité située dans la région Maritime.  Tôt ce matin du 21 décembre 2021, il a bravé le froid pour sarcler les quelques herbes qui poussent dans son champ de manioc. Cette période est particulière pour le topographe-géomètre de formation.

Pour M. Zotépé, l’harmattan a des conséquences sur les cultures.

‘’Les temps changent maintenant. Quand l’harmattan vient, il détruit les plants de maïs. Quand il arrive tôt, il limite la croissance de certains plants. Et ces maïs deviennent chétifs. Si la saison commence tôt, déjà fin octobre, les plants de maïs poussent bien, mais s’il y a du retard, l’harmattan détruit les produits’’, témoigne Gabriel Zotépé.

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Il précise que si le maïs est planté à temps et que les pluies arrivent au bon moment, l’harmattan aide les épis de maïs à vite se sécher. Ainsi, tout dépend de la période des semis.

L’harmattan facilite le désherbage, mais provoque des feux de brousse. Face à tous ces effets, l’agriculteur n’est pas un admirateur de ce vent.

‘’Pour les cultures, l’harmattan détruit beaucoup de choses, donc je ne préfère pas ce vent’', ajoute M. Zotépé.

Non seulement ce vent détruit certaines cultures, mais il a aussi des conséquences sur les conditions de travail des agriculteurs togolais. Pour bon nombre d’entre eux, la prudence est de mise en cette période difficile.

Pour l’heure, l’harmattan continue son petit bonhomme de chemin au sud du Togo, en dictant ses règles aux agriculteurs.