Les navires chinois et européens sont identifiés impliqués dans la pêche illicite en Afrique de l’Ouest

Les navires chinois et européens sont identifiés impliqués dans la pêche illicite en Afrique de l’Ouest
La pêche illicite menace les moyens de subsistance de beaucoup de populations en Afrique

Dans un nouveau rapport réalisé par la Coalition pour la transparence financière qui regroupe onze (11) ONG du monde entier, il est souligné que 48,9% des navires industriels et semi-industriels sont identifiés impliqués dans la pêche illicite non déclarée et non réglementée (INN) en Afrique et 40% rien qu’en Afrique de l’Ouest.

Ce rapport intitulé « Fishy networks : uncovering the companies and individuals behind illegal fishing worldwide » relève qu’un tiers des navires illégaux identifiés battent pavillon chinois et 8,76% utilisent des pavillons de complaisance tels que le Panama et les îles Caïmans, qui ont des contrôles laxistes et des taxes effectives faibles ou nulles.

Toujours dans ce rapport, il est indiqué que les pays en développement perdent chaque année des milliards de dollars en flux d’argent illicite directement liés à cette pratique. Jusqu’à 11,49 milliards de dollars pour l’Afrique, 2 milliards de dollars pour l’Argentine et 4 milliards pour l’Indonésie.

« La pêche illégale est une industrie massive qui menace directement les moyens de subsistance de millions de personnes à travers le monde, en particulier celles qui vivent dans les communautés côtières pauvres des pays en développement déjà touchés par la pandémie de Covid-19, la crise du coût de la vie et l’impact du changement climatique. Les pays en développement perdent également des milliards de dollars en flux financiers illicites en raison de la pêche illégale, mais les armateurs continuent d’opérer en toute impunité, utilisant des structures d’entreprise complexes et d’autres stratagèmes pour cacher leur identité et échapper aux poursuites », a détaillé Matti Kohonen, directeur exécutif de la FTC (Financial Transparency coalition) qui est un groupe qui rassemble la société civile et les gouvernements du monde entier pour endiguer les flux financiers illicites.

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Selon l’étude, « Les 10 premiers entreprises impliquées dans la pêche INN concentrent près d’un quart de tous les navires signalés : huit de Chine dirigés par Pingtan Marine Enterprise Ltd, cotée au Nasdaq, une entreprise de Colombie et un autre navire d’Espagne qui a reçu des millions de dollars de subventions de l’UE et d’autres subventions ».

Le plus critique est que, « presque aucun pays n’exige d’informations sur les propriétaires lors de l’immatriculation des navires ou de la demande de licences de pêche, ce qui signifie que les responsables ultimes de ces activités ne sont pas repérés et punis, ce qui entraîne souvent l’imposition d’amendes aux capitaines et à l’équipage des navires » a averti l’étude.