Elevage des chèvres, résilient au changement climatique

Elevage des chèvres, résilient au changement climatique
Des chèvres

La sécheresse est l’une des conséquences du changement climatique affectant les agriculteurs et éleveurs. Face à cette rude épreuve caractérisée par de mauvais rendements et la mort des bêtes par manque d’eau, l’élevage de chèvre se présente comme une solution adéquate pour un élevage rentable même dans les zones arides.

Depuis longtemps, la vache se présentent comme l’animal favori de la majorité des agriculteurs. Cette tendance tend à disparaitre aujourd’hui dans des localités frappées par la sécheresse puisque les vaches ne peuvent pas supporter de longues périodes de sécheresse.

Par contre, les chèvres sont des animaux robustes, surtout celle se trouvant dans les régions arides. Elles consomment peu de fourrage et peuvent se contenter de l’eau contenue dans les aliments qu’elles consomment pendant plusieurs jours.

Selon les éleveurs qui ont fait l’expérience, les chèvres exigent moins de travail et de temps par tête que les bovins, elles mangent moins et s’adaptent mieux à l’environnement que les vaches. Elles ne tombent pas aussi facilement malade.

D’après un expert en amélioration génétique des animaux et en génétique, il y a les chèvres indigènes retrouvées chez les agriculteurs locaux, élevées pour la production de viande, des races de chèvres à aptitude mixte qui nous procurent aussi bien du lait que de la viande et des races exotiques comme la Toggenburg, le Saanen et l’Alpine. Elles sont surtout élevées pour leur rendement laitier.

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Nombre d’éleveur à l’est du Kenya ont témoigné que le croisement entre les chèvres locales et un bouc de race exotique s’avère être profitable. « il faut beaucoup plus de temps à une vache pour devenir adulte et être prête à vendre qu’à une chèvre métisse qui au bout de six mois seulement devient adulte et prête à vendre » déclare une productrice.

Selon les experts, les métisses peuvent produire près de deux litres de lait par jour. Cette quantité baisse après un ou deux mois à 750 millilitres deux fois par jour. Une quantité qu’elles continuent de produire pendant plusieurs mois avant une baisse graduelle à un demi-litre par jour. Toutefois, ils soulignent que la quantité du lait est étroitement liée à la façon dont-on en prend soin. « Toutes les chèvres ont besoin de soins en matière d’alimentation, de sélection, d’aménagement des enclos de lutte contre les maladies, les parasites et d’autres ectoparasites. Les Toggenburg ne peuvent pas produire de lait si elles sont mal alimentées ou malade ». Déclare un spécialiste.

Ils recommandent aussi de leur offrir un régime alimentaire équilibré en aliments énergétique, en protéines et en minéraux, de séparer les petits de la chèvre en lactation tous les deux jours pour empêcher la mère d’arrêter de produire du lait au profit de la production du lait essentiellement pour son petit.

Pour éviter que le lait n’ait une odeur de « bouc », il est aussi conseillé de séparer les mâles des femelles. En effet, cette odeur provient des mâles qui sentent le bouc, surtout en hivernage se propage facilement.

La maîtrise de tous ces techniques permette aux fermiers des régions frappées par la sécheresse de subvenir aux besoins de leurs familles par la vente aussi bien du lait que de la viande. Ces derniers obtiennent également du fumier pour leurs cultures.