Changement climatique : il fait chaud, partout dans le monde

Un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), publié ce 19 mars 2024, montre que des records ont de nouveau été battus, voire dans certains cas pulvérisés, s’agissant des niveaux de gaz à effet de serre, des températures de surface, du contenu thermique et de l’acidification des océans, de l’élévation du niveau de la mer, de l’étendue de la banquise antarctique et du recul des glaciers. Ainsi, les records de chaleur tombent les uns après les autres.

Mars 20, 2024 - 06:09
Mars 20, 2024 - 06:24
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Changement climatique : il fait chaud, partout dans le monde
Dr Celeste Saulo (au centre), Secrétaire générale de l'OMM présentant le rapport sur l'état du climat mondial 2023

Selon le rapport de l’OMM, intitulé « l’état du climat mondial en 2023 », l’année dernière a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec une température moyenne à la surface du globe de 1,45 °C au-dessus du niveau de référence de l’ère préindustrielle. Il s’agit de la décennie la plus chaude jamais observée. "Le monde est au bord du gouffre", dit Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies (Onu), tandis que l’OMM estime que l’expression « hors normes » prend un sens nouveau et alarmant. 

"La communauté météorologique mondiale met en garde le monde entier et tire la sonnette d’alarme : nous sommes en alerte rouge", a souligné Celeste Saulo, secrétaire générale de l’OMM, citée dans un communiqué. « Des records ont de nouveau été battus, voire dans certains cas pulvérisés, s’agissant des niveaux de gaz à effet de serre, des températures de surface, du contenu thermique et de l’acidification des océans, de l’élévation du niveau de la mer », souligne le texte publié à la veille de la Journée météorologique mondiale, le 23 mars.

De nombreuses conséquences

Des vagues de chaleur, particulièrement importantes dans le nord de l’Afrique. Des températures très élevées qui s’accompagnent parfois de sécheresses notables au nord et au sud du continent africain, rappelle l’OMM. L’organisation mondiale souligne aussi que le dérèglement climatique, s’accompagne de pluies diluviennes dans la corne de l’Afrique, l’Amérique du Nord, l’Asie, l’Europe…

La secrétaire générale de l’OMM affirme que "la crise climatique est le défi déterminant auquel l’humanité est confrontée et elle est inextricablement mêlée à la crise des inégalités, comme en témoignent l’insécurité alimentaire croissante, les déplacements de population et la perte de biodiversité", a affirmé Celeste Saulo.

Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë dans le monde a plus que doublé ; il est passé de 149 millions de personnes avant la pandémie de COVID-19 à 333 millions en 2023 (dans 78 pays suivis par le Programme alimentaire mondial). Les conditions météorologiques et climatiques extrêmes n’en sont peut-être pas la cause première, mais elles constituent des facteurs aggravants, selon le rapport de l’OMM.

En 2023, les calamités d’origine météorologique ont continué de causer des déplacements de personnes, ce qui montre comment les chocs climatiques ébranlent la résilience et créent de nouveaux risques en matière de protection parmi les populations les plus vulnérables.

Le rapport de l’OMM, ouvre la voie à une nouvelle campagne d’action en faveur du climat menée par le Programme des Nations Unies pour le développement et l’OMM, qui devrait être lancée ce 21 mars. Le document alimentera les discussions lors de la réunion ministérielle sur le climat qui se tiendra à Copenhague les 21 et 22 mars.  

Jacques Sourou DOUTI Journaliste, Consultant en communication pour le développement | Directeur de publication de Nzaranews