Burkina-Faso : la famine fait sonner la cloche d’alerte au nord du pays

Burkina-Faso : la famine fait sonner la cloche d’alerte au nord du pays
La famine au nord du Burkina

Trois Organisations de la société civile (OSC) de la région du Nord du Burkina Faso ont alerté à travers un communiqué ce 1er septembre 2022 sur la famine qui menace les populations de la province du Loroum qui « se rabattent sur des feuilles sauvages pour survivre et là aussi au péril de leur vie ».

En effet, selon le communiqué, cette province est coupée du reste du pays et après plusieurs années de résistance, la quasi-totalité de la province est tombée sous le contrôle des groupes armés. « Les habitants sont confinés dans un petit rayon et comptent quasiment sur l’assistance et l’arrivée des convois pour survivre. Les convois de ravitaillement, qui se faisaient au moins une fois par mois, sont devenus très problématiques, le dernier convoi en direction de Titao (chef-lieu de la province) remonte au 28 mai 2022 ». Ont écrit les OSC.

« Face à cette misère effroyable et surtout au manque d’alternative, des familles se rabattent sur des feuilles sauvages pour survivre et là aussi au péril de leur vie », lit-on dans le texte des organisations de la société civile qui ajoute que certaines couches notamment des femmes sont contrainte de braver les interdictions des groupes armés pour se rentre en brousse dans l’espoir d’obtenir ces feuilles devenues « le menu quotidien de certains ménages ».

LIRE AUSSI - Togo : davantage de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans nos Communes

La même source relève que, de juin à août 2022, une centaine de femmes ont été enlevées dans de telles circonstances par les groupes armés et n’ont pu rejoindre leurs localités que grâce à des bonnes volontés après avoir subi des tortures et traumatismes de tout genre.

Toute ces raisons amènent ces organisations de la société civil à interpeler les autorités locales et nationales à prendre des dispositions utiles pour un ravitaillement urgent et conséquent de la province en vivres et une libération totale de l’axe et de toutes les zones occupées pour faciliter le trafic et le retour des populations dans leurs localités.

Source : VivAfrik