Afrique-Coton : experts et acteurs réunis pour combattre les ravageurs des cultures

Afrique-Coton : experts et acteurs réunis pour combattre les ravageurs des cultures
Les jassides empêchent les cotonniers de faire la photosynthèse indispensable à la croissance des plantes.

La production cotonnière se porte mal dans la sous-région ouest-africaine. En cause, des insectes ravageurs, piqueurs-suceurs qui malmènent à l’heure actuelle la plus importante des plantes textiles. Une situation qui motive une réunion dans la capitale togolaise des chercheurs et principaux responsables des filières cotonnières africaines des pays membres du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA).

L’objectif de la rencontre de Lomé, est de comprendre l’ampleur des dégâts de ces ravageurs nommés Jassides, afin de pouvoir les empêcher d’influer sur les productions cotonnières. Les échanges entre les chercheurs des pays concernés, devraient aboutir à des propositions et recommandations spécifiques et applicables sur le terrain, pour endiguer le phénomène et répondre à l’inquiétude des producteurs de coton. 

Les présidents des interprofessions cotonnières, ceux des sociétés et coopératives de coton tout comme des experts d’institutions de recherches du PR-PICA, participent aux travaux de Lomé, prévus pour prendre fin ce 17 novembre 2022.

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De fortes baisses annoncées

La saison 2022-2023 n’inspire guère espoir pour les cotonculteurs des pays du PR-PICA, car les volumes de l’or blanc vont probablement chuter cette saison.

Le directeur général de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT), Martin Drevon a de son côté relevé que « l’attaque des jassides remonte au mois de septembre 2022, évoluant de façon graduelle selon les pays, et impacte gravement le développement et la production du cotonnier ». Il a estimé les dégâts « à environ 30 à 35% de la production au niveau sous-régional ». Dans certains pays, c'est un tiers des récoltes qui pourraient être touchées.

Au Togo, les pertes sont estimées entre 10 et 15%, et sont plus ressenties dans le nord du pays, notamment dans les régions Centrale, Kara et Savanes.

Le président du PR-PICA, Kodjane N’Diamol a expliqué que « les attaques des jassides constituent une réelle menace pour nos pays déjà fragilisés par d’autres contingences exogènes et endogènes qui handicapent nos filières respectives, notamment le dérèglement climatique et l’augmentation des prix des intrants agricoles ».

Le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Tchad et le Togo sont les huit pays membres du PR-PICA.

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